Déclaration de la délégation CGT aux NAO salaires du 18 février 2020

L’issue de cette mauvaise représentation était connue d’une bonne partie des acteurs avant même la fin de son quatrième acte. En effet, des salariés ont communiqué à des élus et mandatés CGT le pourcentage d’augmentation collective en 2020 dès la semaine dernière. Aussi, nous dénonçons le caractère déloyal de ces négociations.

De même, les propositions d’augmentations de la direction étant ridicules, il a été proposé, le 23 janvier dernier, à notre organisation syndicale d’adresser un courrier en intersyndical à Thierry DEREZ. Dans notre réponse du 27, nous écrivions avoir toujours bien accueilli les actions communes – pour preuve notre proposition d’appel à la grève du 3 février restée sans suite.  Or, nous constatons avec surprise que cette lettre ouverte a été adressée sans nous être proposée à signature. Nous ne pouvons que constater encore une étrange conception de l’intersyndicale au détriment de l’intérêt des salariés.

Concernant les propositions définitives de la direction, nous constatons une avancée dans les taux servis. Pour autant, la direction était partie sur des propositions ridiculement  basses. Le résultat final reste très décevant au regard des moyens financiers du groupe.

  • Augmentations générales : 1% à compter du 1er janvier pour les salaires inférieurs à 55000 euros,
  • Augmentations individuelles : 1.1% à compter du 1er mars
  • Primes et gratifications : 0.2%
  • Pour les salaires individualisés au-delà de 55000 euros une augmentation de 2.1%

Parlons vrai, les augmentations générales oscilleront entre 20 et 30 euros nets par mois. Merci Patron !

Quant à la prime « gilets jaunes », sa vocation était de donner un coup de pouce aux bas salaires.

Il nous est régulièrement reproché de n’être que dans l’opposition et/ou le refus. Pourtant, encore une fois, la CGT a fait des propositions. Irréalistes sans doute ? Non, nos revendications tenaient globalement dans la même enveloppe budgétaire que les propositions des autres organisations syndicales. Notre différence est que nous privilégierons toujours les augmentations collectives aux augmentations et primes individuelles. D’autant plus quand le budget de ces augmentations et primes n’est pas totalement consommé.

Enfin, dans le contexte actuel de réforme des retraites, la multiplication des primes, par nature aléatoire, au détriment d’augmentations des salaires pérennes précarise toujours plus nos collègues dans leur pouvoir d’achat aujourd’hui et les pénalisera également demain pour leur retraite. Globalement, ce système de redistribution des richesses de l’entreprise organise le déficit des caisses de retraites, prétexte à ce projet de réforme injuste.

La CGT ne peut définitivement se satisfaire de cet atterrissage et dénonce cette parodie de négociation

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