COVID et conditions de travail – Lettre aux affaires sociales CSE Levallois

Monsieur,

Nous souhaitons revenir sur les sujets que nous avions listés dans notre courriel du 26 aout et qui effectivement ont été abordés lors du CSEC du 4 septembre.

Nous actons le refus de Covéa d’élargir le télétravail aux directions qui ne sont pas éligibles afin d’alléger les contraintes lourdes que constitue le port du masque toute la journée.

Le télétravail aurait aussi permis d’apporter des solutions à des parents confrontés à la fermeture pour quelques jours de l’école de leurs enfants à la suite de cas de Covid.

Il a été expliqué que le groupe entendait rester sur les règles de télétravail mises en œuvre en juin alors même que la situation de la pandémie n’est absolument plus la même.

Il a été dit aussi que la question de la garde des enfants était le problème personnel des salariés et que le groupe ne saurait y pallier. Enfin, le niveau faible de sécurité de Citrix justifierait la décision de ne pas élargir le télétravail aux directions qui n’en ont pas l’accès, faisant porter sur les salariés une succession de choix calamiteux de la Direction Informatique.

Nous actons le refus de Covéa d’augmenter les temps de pause, en particulier des salariés qui travaillent au téléphone toute la journée.

Nous regrettons que l’entreprise ne tienne pas compte de la pénibilité de concilier port du masque et téléphone, alors même que les médecins préconisent des temps de pause plus longs. Un certain nombre de salariés  souffrent déjà  de maux de tête et de vertiges et certains développent des allergies cutanées sur le visage.

Nous actons le refus de Covéa d’assouplir le protocole des mesures sanitaires en zone verte selon les ouvertures permises par les directives gouvernementales.

La présente décision prévoyant ainsi l’application sur l’ensemble du territoire des obligations liées aux zones rouges.

Cette application sans discernement entre les zones conduit à une dégradation des conditions de travail là où elles pourraient être en partie préservées. Mais elle conduit aussi à un potentiel effet démobilisateur quant aux réflexes de précautions via des mesures qui, non comprises, ne seraient plus acceptées.

Nous actons enfin le refus de Covéa de maintenir en télétravail les salariés vulnérables qui le souhaitent à la suite du décret gouvernemental qui revoit la définition de vulnérabilité afin de limiter l’indemnisation dans le cadre du chômage partiel des salariés qui ne peuvent télétravailler.

En effet, légalement Covéa avait le choix de maintenir le télétravail pour cette population de salariés fragiles. Covéa a fait le choix, de les faire revenir, au moment même où la propagation de la pandémie est la plus forte,  sur des sites dont certains ne permettront pas le rigoureux respect de la distanciation physique par leur exiguïté. Cette décision et son application est très mal vécue par beaucoup de salariés concernés. De plus, alors qu’avant cette décision, chaque salarié devait passer une visite médicale pour revenir sur site, il semble que cette condition ne soit plus d’actualité. Nous ne pouvons que le regretter et dans une démarche de prévention, nous demandons que cette visite de reprise soit maintenue afin de permettre aux médecins du travail selon la situation médicale de chacun de préconiser des mesures de protection renforcées et surtout adaptées.

L’argument selon lequel le télétravail posait un problème d’isolement et de lien social est bien ténu au regard des risques que vous allez faire prendre à ces salariés. Dans le même temps, quasi tous les salariés de Fidélia sont en télétravail à temps plein , et personne ne semble se soucier de la rupture du lien social !Covéa se retranche derrière le fait que si les préconisations sanitaires sont respectées, il n’y a pas de danger. Or, tout le problème de cet axiome c’est le conditionnel…Enfin, mettre en avant le fait que le port du masque obligatoire  constitue de facto une protection, c’est hypocritement oublier que la première préconisation gouvernemental est le télétravail.

Nous regrettons la rigidité des décisions prises, l’absence manifeste d’étude de risques et l’exposition inutile des salariés qui étaient vulnérables avant le 01 septembre. Il est malheureusement à craindre que Covéa changera peut être d’avis dans quelques semaines quand le nombre exponentiel de cas démontrera que toutes ces décisions n’étaient pas les bonnes. Reste à espérer que nous n’aurons pas de morts à déplorer ni à pleurer…

Les élus CGT au CSEE Levallois

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