JOURNÉE D’ACTION DU 4 FÉVRIER – Pour la défense de l’emploi et des salaires

L’année 2020 aura été marquée par la crise sanitaire liée au Covid-19. Cette situation dramatique frappe d’abord les plus jeunes mais a aussi des conséquences graves sur la vie quotidienne de nombreux foyers. La pauvreté se développe et les demandes d’aide alimentaire explosent.

Des milliards d’aides publiques pour supprimer des emplois : inacceptable !

Plus de 100 milliards d’€uros viennent d’être dégagés, s’ajoutant aux centaines de milliards du premier plan « Covid ». Mais à quoi et à qui va servir cet argent public ? Beaucoup de grandes entreprises ont profité d’une baisse temporaire d’activité pour effectuer des restructurations avec de nombreuses suppressions d’emplois à la clé, pour accroître le niveau de rentabilité au moment de la reprise… Sans compter les contrats précaires (CDD, intérim, saisonniers…) qui sont stoppés ou non renouvelés. Aucune catégorie professionnelle n’est épargnée.

Chez COVEA, le pouvoir d’achat en berne ….

Le groupe COVEA n’aura pas souffert grâce à l’investissement de l’ensemble des salariés. On aurait pu penser que des augmentations générales de salaires suivraient. Eh bien non ! Cette année encore les augmentations collectives seront quasi nulles. Les directions misent sur les augmentations individuelles, sources d’inégalités car réparties de façon opaque. Les enveloppes dédiées à la suppression de l’écart entre femmes et hommes sont si faibles qu’il faudra entre 80 et 120 ans (non, vous ne rêvez pas…) pour arriver à l’égalité salariale.

… Et des emplois qui disparaissent

Dans le même temps, la baisse de l’emploi continue dans nos entreprises, avec des effectifs qui s’érodent toujours et des embauches qui se font très majoritairement en CDD. Le Plan Prévisionnel Stratégique et Social (PPSS) démontre clairement que la défense de l’emploi n’est pas la préoccupation première de COVEA. Dans les années à venir, de nombreux secteurs verront leurs effectifs baisser encore. Nous doutons fortement que l’accord GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) en cours de négociation au niveau du groupe puisse infléchir cette tendance, compte tenu des dispositions qui y sont prévues, notamment en termes de mobilité contrainte.

 

La précarité n’est pas une fatalité !

Tout est question de choix, avant tout politiques. C’est pourquoi la CGT propose des solutions concrètes et immédiates, notamment :

  • La suspension de tous les plans de suppres­sions d’emploi en cours,
  • La conditionnalité de toutes les aides publiques au maintien ou à la création d’em­plois,
  • La suppression des dividendes versés aux actionnaires des grands groupes pour l’an­née 2020 (60 milliards d’euros) qui doivent être réorientés vers le social et l’environnement,
  • Le développement des services publics sur tout le territoire par la création de 500 000 emplois, dont la moitié dans la santé et l’ac­tion sociale,
  • La réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire pour travailler moins, mieux, toutes et tous,
  • Une réforme de l’assurance chômage avec l’ouverture de droits à toutes et tous, y compris les jeunes en recherche du premier emploi.

Pour une politique de l’emploi conjuguée à une autre politique salariale

Les « premiers de corvée », salués par le président de la République, ont de quoi être comblés… le Smic va augmenter de 0,99 % ! Le gouvernement suit ainsi les recommanda­tions d’un groupe d’experts (qui ne sont pas payés au Smic, eux…) qui n’a même pas eu la décence d’arrondir son savant calcul à 1 %. Nos gouvernants et le patronat viendront ensuite se plaindre d’avoir des métiers en tension, des problèmes de motivation, d’attractivité, des diffi­cultés pour recruter ou garder les salariés,…

Défendons nos salaires et nos emplois chez Covea

En période de négociations annuelles obligatoires (NAO), portant notamment sur la question des salaires, la CGT COVEA revendique une hausse substantielle des salaires dans nos entreprises. Ceci permettra de combler le manque à gagner accumulé depuis plusieurs années, du fait d’augmentations générales qui n’ont pas compensé la perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation. Augmenter les salaires, c’est bon pour le pouvoir d’achat. Mais c’est bon aussi sur le long terme car cela renforce nos cotisations sociales, pilier de notre système de santé et de retraites…

La CGT refuse toute résignation et propose à toutes et à tous de se mobiliser afin de se faire entendre autour de revendications concrètes. Les raisons de la colère ne manquent pas en cette période. Faisons toutes et tous entendre notre voix. Le 4 février, déconnectons nous, fermons les agences et les services.

Le jeudi 4 février, PARTICIPEZ MASSIVEMENT
À LA JOURNE DE GRÈVE NATIONALE (*)

 

Rapprochez-vous de vos élus et syndiqués CGT pour connaitre les points de rassemblement dans votre secteur

(*) L’appel à la grève est de minimum 1h et couvre la journée. N’oubliez pas de prévenir votre manager en quittant votre poste de travail et de déclarer votre temps de grève sur votre espace Lifebox

Le tract est disponible en suivant ce lien : journée d’action du 4 février


Lieux de rassemblement possible :

  • Le Mans : 14h30 devant le siège de la Sécurité Sociale
  • Nantes : 10h30 à la croisée des trams
  • St Nazaire : 10h30 Ruban bleu
Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.