Toutes et tous dans la rue, reprenons la main

Après une élection présidentielle noyée sous des flots de haine, de xénophobie, et de discours ultralibéraux tous plus réactionnaires les uns que les autres, il est grand temps que nous reprenions la main.

En ce 1er mai 2022 remettons au centre du débat notre préoccupation majeure et quotidienne : la vie chère !

Les caisses des entreprises, notamment dans nos secteurs banques et assurances, sont pleines.

Après une année 2021 conclue par des résultats « historiques », les salarié.e.s n’ont été nourris que de miettes.

Les plus modestes n’arrivent plus à joindre les deux bouts quand ceux qui vivaient dignement de leur travail voient leur niveau de vie baisser inexorablement. Les salaires stagnent depuis des années, l’inflation est à 4.5 %. Et que nous propose-t-on lors des NAO de branche ?
Le plus souvent des augmentations des minima bien en deçà de l’inflation.

C’est le moment, de faire payer ceux qui ont profité des deux dernières années pour supprimer des postes, licencier, délocaliser, flexibiliser et spéculer.
Jamais le niveau de richesses accumulé n’a été aussi élevé.

Il est évident que l’argent ne tombera pas du ciel : alors allons le chercher !

 En tant que force de progrès, nous avons le devoir de faire de ce 1er mai 2022 une tribune en faveur de la semaine de 32 h 00 : Travailler moins, travailler mieux, travailler toutes et tous. Améliorer la qualité de vie, créer de l’emploi, voilà qui devrait nourrir de saines discussions.

Dans nos secteurs, les réorganisations, suppressions de postes, les délocalisations sont des machines à fabriquer de la souffrance au travail.

La réduction du temps de travail est un levier incontournable afin de lutter pour l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous.

Agir et se mobiliser ce 1er mai,

c’est porter l’exigence sociale et environnementale au cœur des politiques publiques et des intérêts néo libéraux.

C’est agir pour notre système de protection sociale, gagner le retour à une retraite à taux plein à 60 ans et avant pour les métiers pénibles, c’est porter le Smic à 2 000 € brut et l’augmentation des salaires et des pensions en proportion…

Bref, c’est agir tant en direction du gouvernement que du patronat pour gagner un monde de progrès social et de paix !

Enfin, en ce 1er Mai 2022, osons une contre programmation : Revendiquons fièrement nos valeurs historiques : la fraternité, la tolérance et l’unité des travailleuses et des travailleurs.

L’heure est bien à la reconnaissance de la valeur « travail », à la juste rémunération de celui-ci et de notre système solidaire de protection sociale par le salaire brut.
Toute augmentation du salaire net par l’abaisse­ ment des cotisations sociales est à combattre, car c’est l’ensemble de notre protection sociale qui s’en trouverait fragilisée (retraite, assurance chômage, santé).

Parce que rien ne nous sera donné, il faut nous organiser pour agir au sein de nos entreprises, de nos services ou de nos lieux de vie.

Agir ensemble pour obtenir satisfaction sur nos revendications, c’est possible en s’organisant au sein de la CGT.

Pour cela, il faut se poser la question de son adhésion à la CGT ! Quelle belle occasion que la date du 1er mai pour cela !

 

Pour mieux vivre des fruits de son travail dans un environnement durable et un monde de paix, le 1er mai 2022, imposons dans les cortèges notre vision du monde du travail et de la société.

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