Indemnisation – déclaration de la CGT au CSEE Niort

Cette déclaration a été effectuée par nos élus à l’occasion du CSEE de juin 2022.


Nos directeurs ne peuvent ignorer les efforts qu’ont dû fournir les équipes de l’Indemnisation pour faire face aux nombreux évènements climatiques survenus pendant le mois de juin dans notre pays.

Nous en voulons pour preuve le nombre pléthorique de mails de remerciements dont ils ont été abreuvés par l’ensemble de la cordée managériale. Si ces remerciements sont très certainement sincères, ils ont été bien vite éclipsés par le chantage du travail du samedi basé sur le fait que si le nombre de volontaires s’avérait insuffisant, les directeurs se chargeraient d’en trouver, des volontaires tout frais et tout dispo.


Ce chantage est à nos yeux un mépris affiché face à l’engagement des équipes pour faire face à l’afflux brutal de la charge. Ces équipes qui ont été en première ligne, tant à l’IRD qu’à l’Auto, pour répondre à l’ensemble des engagements qualitatifs et quantitatifs qui leur sont imposés. Elles ont su compenser la politique de des ressources humaines qui a montré toutes ses limites depuis la mise en place de l’UES COVEA. Et tout en tentant de faire au mieux dans le « challenge Verisure » qu’il ne fallait surtout pas décaler, ce qui engendrait des conversations kafkaïennes du style « Allô ? Ma toiture est en morceaux. Ah d’accord, mais avez-vous pensé à une alarme ? »

Mais bon, les équipes n’en sont pas à leur première marque de mépris. Rappelons les 0.9 % d’augmentation salariale dont elles ont été gratifiées pendant cette année 2022 qui va pulvériser des records d’inflation au XXIᵉ siècle. Il est évident que la politique salariale de l’entreprise n’est pas de votre fait, Mesdames et Messieurs des directions métiers. Mais pour nous, simples salariés, elle est une variable dans l’équation globale de la reconnaissance et du bien-être au travail. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat de cette équation tend vers le zéro.

 

Alors, Mesdames et Messieurs, cessez vos remerciements, gardez les pour vous-mêmes, et

  • respectez plutôt notre fatigue en comprenant que les salariés ont besoin de souffler, de se ressourcer, de se retrouver en famille.
  • Faites en sorte que notre rémunération nous permette de vivre correctement.
  • Récompensez le travail à la hauteur des nouveaux efforts qu’il aura fallu fournir.

Et à ce moment là seulement, nous prendrons vos remerciements pour sincères !

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