Saison calamiteuse 2022 : A qui la faute ?

Le pot de fin de saison a été l’occasion pour M. Ermeneux de faire un beau discours sur l’activité de cette année et particulièrement celle de la saison.
Les postes de directeur chez Fidelia sont manifestement très confortables, car en plus d’être grassement rémunérés, ils ne sont jamais responsables de rien, quoi qu’il puisse se passer et ils ont toujours une bonne excuse pour mettre leurs erreurs sur le dos des autres.

Florilège des meilleures esquives :
« Il y a eu des épisodes de grêle et des incendies imprévisibles qui ont impacté la proximité et le mixte sur le premier semestre ».

S’il est effectivement compliqué de prévoir la date précise à laquelle vont survenir les catastrophes naturelles, cela fait un moment que l’on sait que, du fait du dérèglement climatique, ces phénomènes vont s’amplifier et que ce type de sinistres va régulièrement se produire.
Il y avait donc moyen de calibrer les moyens humains et matériels en conséquence. Ça, tout le monde le sait sauf nos dirigeants.

« Beaucoup de Français sont partis à l’étranger et en particulier en Espagne, ce qui a mis nos correspondants dans l’incapacité de gérer l’activité/ Beaucoup sont aussi partis en France et les prestataires, les hôtels, les trains, les loueurs, garagistes, ont été submergés… et c’est pareil pour les autres… »

Là encore, n’importe qui d’un peu sensé savait qu’après deux ans de fermeture des frontières, il y aurait un effet de rattrapage en cette première saison post Covid. Mais manifestement, là encore, nos dirigeants étaient passés à côté sinon cela aurait été anticipé. À une époque, nous préparions sérieusement la saison avec nos correspondants. Mais ça, c’était avant…

La base de l’assurance, c’est la prévision du risque. Les bases semblent clairement à revoir.
Même chose pour la France, avec une saturation prévisible des prestataires qui aurait nécessité un élargissement de notre réseau. Celui-ci se limite aux quelques plateformes avec lesquelles nous avons pris l’habitude de travailler, incapables de fournir la même qualité de prestation que notre réseau précédent où nous étions en prise directe avec nos prestataires.

« Allongement de la durée de traitement des dossiers donc parcage avec comme conséquence de l’insatisfaction clients et de la tensions chez les salariés »

Ce n’est que la conséquence logique du manque d’anticipation de la direction et du manque de moyens.

« On vous remercie, car vous avez fait face »

Les salariés pris dans la tempête de la saison auraient préféré des actions concrètes en temps réel pour améliorer, même un peu, la situation que des remerciements forcés une fois la tempête passée…
Sans compter la limitation de la liberté de placement des chargés perçue par beaucoup d’entre eux comme une gifle… Notre direction a décidément une façon bien étrange de remercier et de motiver ses troupes.

« Le taux de décroché ne s’est pas effondré et le taux de satisfaction n’a baissé que de 0,2 % »

Comme quoi les indices qualité de notre entreprise sont, comme nos directeurs, hors sol…

« On a tenu »

Pas grâce à vous…

Et pourtant, la CGT a alerté à de multiples reprises la direction sur les conséquences prévisibles d’une organisation structurellement déficiente qui nous a mené à cette situation. Nous avons fait des propositions pour améliorer l’organisation :

  • Interventions répétées en instances (CSEE et CSEC)
  • Tract de début de saison alertant sans ambiguïté sur la catastrophe à venir
  • Appel à la grève le 30 août pour défendre nos conditions de travail et obtenir des renforts.
  • Élaboration par les salariés de cahiers de Doléances. Ceux qui sont en première ligne sont ceux qui savent.
  • Tournées dans les différents services pour recueillir la parole des salariés et la porter auprès de la direction.
  • Pétition signée contre la suppression de la liberté de placement.
  • Enquête de la CGT menée auprès des salariés avec un dossier complet consultable sur notre site internet mettant en lumière ces dysfonctionnements

Du haut de sa tour d’ivoire et bien loin des réalités du terrain, M. Ermeneux affiche son indifférence. Il a choisi de délaisser la gestion de l’activité réelle au profit de la seule rentabilité, avec les résultats désastreux que l’on connait.

On ne peut pas prétendre vouloir offrir une expérience client extraordinaire et en même temps utiliser des méthodes dignes de compagnies low cost.

Ce n’est pas aux salariés de payer les pots cassés d’une gestion à la petite semaine qui met à mal les conditions de travail, la qualité du service client et l’avenir de notre métier.

Il serait temps que Messieurs Ermeneux et Lamoureux assument leur responsabilité dans ce fiasco au lieu de demander toujours plus aux salariés.

La performance doit changer de camp !

Les salariés peuvent compter sur la CGT pour remettre les pendules à l’heure.


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TRACT NOV 2022

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